LA VOIX DU NORD 05/06/2014 : 3ème trophée Gilles VARTANIAN

Région > Lille et ses environs

Le Lillois Jean-Louis Duchêne, l’espoir du trophée Vartanian

Publié le 05/06/2014

PAR CARINE DI MATTEO / PHOTO PIB

Ils ont donné le prix de l’espoir, en 2010, à Yorann Vandriessch. Le restaurateur a obtenu sa
première étoile dans la foulée. Ils ont donné ce même prix à Florent Ladeyn en 2012 : il a été propulsé par l’émission « Top chef » sur le devant de la scène. Lundi soir, une cinquantaine de restaurateurs se rongeaient les ongles dans la chambre de commerce de Lille en attendant que Gilles Vartanian annonce les résultats de la 3e édition de ce trophée qui récompense les meilleurs restaurateurs de la région.

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Jean-Louis Duchêne, un lauréat qui participait après avoir été un peu « poussé par les copains ».<br />
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Jean-Louis Duchêne, un lauréat qui participait après avoir été un peu « poussé par les copains ».

Un peu à l’écart, Jean-Louis Duchêne ne disait rien. Ne s’attendait à rien, d’ailleurs. « On m’a un peu forcé à participer. Des copains… Enfin, ils ne m’ont pas mis le couteau sous la gorge, mais je l’ai fait pour les clients. Ils peuvent gagner des lots lorsqu’on est inscrit. » Il est devenu aussi rouge que son polo lorsqu’il a été appelé à monter sur scène. L’espoir, c’est lui.

Il a ouvert Au goût du jour, au 22, rue de la Barre, à Lille, il y a cinq ans et demi. Un rêve de gamin. Après quelques années auprès d’Hervé Raphanel, le chef étoilé qui œuvrait dans les cuisines de La Clef des champs à Halluin, après quelques autres au Septentrion à Marcq-en-Barœul, Jean-Louis Duchêne, 44 ans aujourd’hui, avait l’impression d’avoir fait le tour de la cuisine gastronomique et traditionnelle. « Je voulais voler de mes propres ailes. » Il a décidé de proposer un repas… sans carte dans sa grande maison de maître. « On a juste un menu surprise. Les gens ne savent pas ce qu’ils vont manger en venant. » L’assiette dépend de ce que le chef a trouvé sur le marché le jour même. « Ça nous évite de nous endormir dans notre boulot ! »

Trente-cinq euros l’entrée, le repas et le dessert. « On rogne sur les coûts. Quand on met le menu à 80 €, on sait que c’est compliqué pour certaines personnes de se faire plaisir à ce prix-là. » Dans son restaurant, il n’y a qu’un maître d’hôtel, Laurent Chivorez, et deux apprentis. « On n’a pas de verres en cristal, le service est décontracté. » « Je pense que ce que fait Jean-Louis Duchêne va dans le bon sens, commente Gilles Vartanian, le créateur du prix. C’est un jeune créatif, il ne se prend pas la tête, il cuisine comme il le ressent. Il ne fait pas dans la copie. Il sait être dans les codes sans reproduire. »

Pendant que Jean-Louis Duchêne va chercher son prix, Emmanuel Hernandez tente aussi de se remettre de sa surprise. Le chef étoilé du Musigny, à Valenciennes participait pour la première fois. Il a remporté lundi le trophée Gilles-Vartanian. « On le remet à la personne qui est le plus en pointe », souligne Gilles Vartanian. « Je suis fier, ajoute Emmanuel Hernandez, de recevoir un prix régional, et je suis fier pour Valenciennes. »

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